Les Glazik

Mais déjà, sur le terrain, on oublie de tisser, on importe de nouvelles étoffes, des bijoux (que l’on va chercher dans la lointaine Bohême). Dans cette marche en avant du costume, les pionniers font feu de tout bois : une opportunité économique offre au pays de Quimper sa couleur symbole.

Un changement de régime à Paris fournit cette aubaine : il est hors de question que les régiments de Louis XVIII portent les couleurs de l’armée impériale ; on se débarrasse donc des uniformes et des stocks de draps bleus, rattrapés sur le marché de Brest par un tailleur quimpérois avisé et reconverti à la vie civile. Et voilà comment le costume de Quimper est porté sur les fonds baptismaux.

Juste retour des choses, le costume, le porteur de l’habit et le pays nourricier s’appelleront un jour « Glazik » : petit bleu.